Vrai ou faux ?

Principe

Pour garantir l’accessibilité technique, il est essentiel d’exploiter au maximum les fonctions de navigation prêtes à l’emploi fournies par l’outil auteur.

Il s’agit d’utiliser au mieux les solutions conçues pour l’accessibilité : menus natifs, lecteurs, boutons de navigation… Ces composants, déjà testés, assurent une expérience fluide et évitent de recréer des solutions moins fiables.

Explication audio (transcription disponible)

Transcription

Ce point suppose que l’outil auteur est déjà choisi. Commencez toujours par explorer ce que propose votre outil  en termes d’accessibilité : menu, lecteur, boutons “précédent/suivant”,…

Ces composants natifs sont généralement pensés pour l’accessibilité et testés. Par exemple, dans Rise360, activez le menu ; dans Storyline, le lecteur est un vrai allié.

L’essentiel, c’est de tirer parti de l’existant et d’éviter de remplacer ces fonctions par des versions moins accessibles.

Enfin, utiliser les éléments natifs de l’outil, c’est aussi miser sur les habitudes des apprenants, qui retrouvent potentiellement des repères déjà connus.

À vérifier

  • Activer le menu de navigation natif pour les interfaces (affiché ou replié).
  • Activer les boutons “précédent/suivant” natifs
  • Activer le moteur de recherche si l’outil le permet (utile pour les modules volumineux).
  • Vérifier les autres composants de l’outil conseillés pour l’accessibilité (ex. : options du lecteur Storyline, paramètres d’accessibilité, …)

Pour qui ?

  • Tous les utilisateurs, y compris avec lecteur d’écran ou navigation clavier.
  • Les équipes qui relisent, maintiennent, ou adaptent les modules.

Pourquoi c’est important ?

Les composants natifs sont testés, robustes, et reconnus par les technologies d’assistance. Les refaire ou les remplacer expose à des risques d’inaccessibilité ou de bugs (focus perdu, navigation incohérente…).

Comment réussir

  • Identifiez et activez les fonctions d’accessibilité natives (menu, sommaire, boutons, lecteur…)
  • Evitez de créer des solutions “faites maison”, sauf si vous maîtrisez parfaitement la création de solutions personnalisées accessibles.
  • Utilisez les outils de vérification intégrés (Word, Storyline, …)
  • Limitez les personnalisations complexes, sauf besoin pédagogique impératif.
  • Consultez la fiche de route de votre outil auteur concernant l’accessibilité

WCAG

Panorama des outils et composants accessibles

La conception d’un module accessible repose sur les fonctionnalités et composants d’interface proposés par l’outil choisi : menu, lecteur, boutons de navigation, fil d’Ariane, etc.

Chaque famille d’outils a ses avantages, ses limites, et ses pièges à connaître. Voici quelques exemples d’outils afin de s’y retrouver, avec des exemples concrets issus du terrain.

Remarque : D’autres aspects de l’accessibilité (sous-titres, alternatives textuelles, compatibilité technologies d’assistance, activités accessibles sans souris, …) seront approfondis dans les points suivants. Ici, on se concentre sur les composants qui structurent l’interface.

Ces outils fonctionnent comme des sites web, avec une interface structurée et des composants pensés pour une navigation simple, efficace, et accessible.

Outils auteurs guidés

Des outils auteurs “prêts à l’emploi”, légers et efficaces, qui permettent une navigation accessible dès la première utilisation, sans nécessiter de paramétrage avancé.

Exemple : Rise360

  • Menu latéral activé par défaut pour naviguer entre les chapitres.
  • Boutons de navigation entre les chapitres (précédent/suivan).
  • En-tête toujours présente et champ de recherche intégré.
  • Structure constante, navigation claire, et gain de temps assuré.
  • Des activités globalement accessibles et une feuille de route disponible
  • À retenir : simple et fiable, tout est en place, la navigation est très difficile à “casser” par maladresse.

Outils web personnalisables (LMS ou CMS + plugins)

Des outils flexibles qui répondent au standard du Web (LMS, CMS ou gestionnaires de contenu) et proposent des solutions globalement accessibles, selon les choix de configuration et de conception.

  • LMS (Learning Management System) : plateformes pour gérer des parcours d’apprentissage, souvent modulables (ex : Moodle, possibilité d’ajouter des plugins comme H5P, menu de cours personnalisable).
  • CMS (Content Management System) et outils de gestion de contenu : permettent de structurer, publier et organiser des ressources pédagogiques (ex : WordPress, Notion…). Certains sont extensibles via des plugins, d’autres sont plus « clé en main » et limités en personnalisation.

Selon l’outil, l’accessibilité et la personnalisation varient : il existe des solutions open source et des outils propriétaires, plus ou moins flexibles.

Exemple : LMS Moodle + H5P

  • Menu principal et fil d’Ariane présents par défaut pour guider la navigation.
  • Personnalisation possible (ajout de recherche, boutons de navigation supplémentaires, liens manuels…).
  • Peut être enrichi par des plugins ou confié à un prestataire pour des évolutions spécifiques.
  • Permet d’intégrer un plugin comme H5P dont certaines activités sont accessibles (ce site par exemple utilise H5P pour WordPress avec une sélection d’activités accessibles et testées).
  • À retenir : chaque LMS a ses spécificités, le mieux est d’interroger leurs fonctionnalités en termes d’accessibilité, notamment pour la création de contenus.

Des outils qui organisent le module en “écrans” ou “slides”, à la manière d’un diaporama, avec un lecteur dédié et des interactions riches.

Ces outils offrent plus d’immersion et de liberté dans la conception, mais cela implique que vous devez activer et vérifier les composants d’interface vous-même. La personnalisation avancée demande de porter une attention particulière à la cohérence de la navigation et à la compatibilité avec les technologies d’assistance.

Outils auteurs avancés (lecteurs complets et personnalisables)

Des solutions puissantes comme Storyline ou Adobe Captivate, capables du meilleur comme du pire, selon la façon dont elles sont exploitées. Un outil comme PowerPoint en comparaison sera plus guidé et simple à optimiser.

Exemple : Storyline (Articulate)

  • Lecteur personnalisable : menu, boutons Précédent/Suivant, recherche, options d’accessibilité, etc.
  • Grande liberté : permet des expériences immersives et accessibles… ou l’inverse si mal utilisé.
  • Outils reconnus pour leur robustesse : ils existent depuis longtemps, évoluent, et sont suivis par une communauté attentive à l’accessibilité.
  • À retenir : fiabilité et accessibilité possible, mais demande rigueur, paramétrage et tests réguliers.

A savoir : une erreur courante est de laisser de côté le lecteur pour des boutons « plus design », au risque d’impacter l’ergonomie entière de votre module.

Le lecteur est un vrai allié pour structurer la navigation et garantir que les utilisateurs retrouvent des repères stables, encore plus si vous ne maitrisez pas la conception d’interface. Certains éléments comme les boutons de navigation peuvent être personnalisés en fonction des écrans et contrôlés via les déclencheurs.

Outils créatifs et visuels plus limités

Des outils “créatifs, mais avec peu de composants natifs disponibles (ex: Genially, Canva présentation ou site Web, …).

Exemple : Genially

  • Bouton Précédent/Suivant en mode normal.
  • Quels freins : widget « menu » non reconnu par le lecteur d’écran, peu de contrôles sur la progression, effets qui peuvent gêner un public avec des difficultés cognitives…
  • Sur ces outils, il est important de tester vos modules avec les outils d’assistance et prévoir une alternative accessible si besoin.
  • Repérez les composants que l’outil propose en termes d’accessibilité et testez la structure globale en amont (ou faites appel à un prestataire).
  • Favorisez les outils où la navigation et les menus sont pensés pour l’accessibilité.
  • Prudence avec les outils “créatifs” : l’accessibilité n’est jamais garantie.

Les outils cités ici sont donnés à titre d’exemple : l’essentiel est de bien connaître les possibilités et les limites de chaque solution selon votre contexte.

Pour les modules destinés à être consultés en toute autonomie (asynchrone), l’accessibilité doit être une priorité : c’est la condition d’un apprentissage réellement ouvert à tous.

Dans d’autres contextes (animation en présence, espaces de travail synchrones…), certains outils moins accessibles peuvent être adaptés, à condition d’en mesurer les impacts et d’accompagner au besoin.

Il n’y a pas de solution parfaite : chaque outil a ses atouts et ses limites.
Ce qui fait la différence, c’est votre capacité à repérer ce qui facilite l’accessibilité, à en faire bon usage, et à ajuster votre choix en fonction du contexte réel des utilisateurs.

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